03 décembre 2007 | Communiqués de presse, CN

L'Unia veut des grèves et résilie la convention de conciliation

La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) rectifie les affirmations publiques erronées de l'Unia concernant l'arrêt de la procédure de conciliation. Selon la SSE, en résiliant cette procédure, l'Unia n'a apparemment pour seul but que de lancer une grève le 5 décembre 2007.

La convention de conciliation a été conclue le 19 novembre 2007 et c'est Jean-Luc Nordmann qui s'est chargé formellement de faire office de conciliateur. Les négociations n'ont cependant débuté que le 28 novembre 2007; la raison est due au fait que les syndicats n'avaient cessé depuis le 22 novembre de poser des conditions à la SSE sous forme d'ultimatum pour qu'elle les remplisse. Trois séances de conciliation ont eu lieu des 28 au 30 novembre 2007. Durant cette phase, l'Unia a annoncé publiquement le 29 novembre qu'une grève aurait lieu le 5 décembre 2007 à Sedrun. Malgré l'interdiction de toutes mesures de lutte, l'Unia a fait savoir qu'il était disposé à retirer son appel à la grève uniquement si une solution était trouvée aux points litigieux vendredi 30 novembre 2007. Or, la convention de conciliation ne prévoyait aucun délai, raison pour laquelle cette revendication de l'Unia était assimilable à un chantage. Finalement, le syndicat a rompu la procédure de conciliation et dénoncé le même jour la convention. De plus, il a violé gravement l'obligation de garder le secret 48 heures après la résiliation de la convention et de renoncer à toutes mesures de lutte.

La SSE vise une nouvelle CN

La SSE n'a ni suspendu, ni rompu la procédure de conciliation. Elle a prévu de soumettre de nouvelles propositions à la prochaine séance du 7 décembre 2007 étant donné que les solutions suggérées jusqu'ici avaient avorté compte tenu des revendications incompréhensibles présentées par l'Unia. Celui-ci avait même proposé un concept se situant en deçà de la flexibilité convenue dans la CN 06.

L'Unia résilie la convention de conciliation et viole ses dispositions

Apparemment, l'Unia vise une liberté d'action et la possibilité de lancer une grève à Sedrun. Pour cela, il fallait résilier la convention de conciliation. L'Unia ne s'est soucié aucunement de garder le secret. Car malgré cette obligation en vigueur pendant 48 h à compter de la dénonciation, le syndicat a immédiatement informé sa conférence professionnelle de l'arrêt de la procédure et a diffusé un communiqué de presse.

Jeu de "Schwarzpeter" de l'Unia

L'Unia a reproché à la SSE de créer des précédents avec le fonds en faveur de la formation. Ce reproche est dénué de tout fondement car son assemblée des délégués avait, le 18 septembre 2007 déjà, décidé d'instaurer un tel fonds; elle en avait fixé les cotisations et le catalogue de prestations en donnant la possibilité aux entreprises non affiliées d'y adhérer. Ce faisant, la SSE voulait garantir la mise à disposition à partir du 1er octobre d'un instru-ment fiable pour financer la formation et le perfectionnement professionnels des collaborateurs. L'Unia a également fait allusion aux actions en dommages-intérêts engagées par les entre-prises touchées par les blocus de chantiers; il a relevé que ces actions n'avaient rien à voir avec la procédure de conciliation. Il incombe aux entreprises lésées de faire valoir devant le tribunal le dommage occasionné (1,4 million de francs) par les activistes de l'Unia.

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