25 octobre 2011 | Communiqués de presse
La SSE est alarmée du recrutement d’un mineur par les syndicats.
La SSE est alarmée du recrutement d’un mineur par les syndicats Unia recrute des mineurs comme membres La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) met en garde contre les méthodes de recrutement agressives des syndicats telles qu’ils les pratiquent parmi les apprentis. Apparemment, Unia ne s’en laisse pas conter par les mineurs. Il engage même une poursuite à l’encontre d’un apprenti ainsi que l’a révélé la SonntagsZeitung dans son édition du week-end dernier.
Voici les faits révoltants, mais véridiques selon les informations recueillies par la SSE dans les dossiers du tribunal: en février 2007, un permanent d’Unia s’est adressé à un apprenti maçon de 16 ans le matin de bonne heure alors que celui-ci se trouvait à l’entrée d’un chantier d’une entreprise du canton de Lucerne. Le permanent lui a suggéré de s’affilier à Unia en lui énumérant les nombreux avantages d’être membre, dont p.ex. la réduction des entrées aux concerts. En outre, il l’a informé qu’il était nécessaire de devenir membre pour qu’il puisse se perfectionner à la fin de son apprentissage. Il n’a guère été question de cotisation à payer. Convaincu de tous ces avantages, l’apprenti a signé.
Mais la tuile est tombée en 2008, époque où le jeune était désormais majeur. Celui-ci a reçu une facture de plus de 400 francs, puis un rappel et, finalement, a été poursuivi pour un montant de 527 francs. Une somme exorbitante pour un apprenti. Celui-ci n’a pas baissé les bras et s’est adressé au Tribunal de district de Willisau avec l’aide de son père. Le tribunal lui a donné raison en tous points et lui a versé 60 francs à titre d’indemnisation.
Sur ce, Unia a fait recours contre ce jugement auprès du Tribunal cantonal de Lucerne en réclamant à l’apprenti encore 153 francs! Vu la publicité faite sur ce cas, la centrale d’Unia à Berne a annoncé à la SonntagsZeitung qu’elle allait stopper la procédure. Espérons qu’elle passe vraiment aux actes.
On n’a pas idée qu’un syndicat engage une poursuite à l’encontre d’un apprenti, alors que son objectif consiste théoriquement à être du côté des personnes touchant un petit salaire. S’il est mis en poursuite, l’apprenti en question se trouvera sans doute confronté plus tard à des obstacles lors du changement d’emploi, de la location d’un logement ou de l’octroi d’un crédit hypothécaire.
Par conséquent, la SSE lance un appel à tous ceux travaillant avec des apprentis de veiller à ce que les choses n’aillent jamais si loin. Les apprentis n’ont pas besoin d’être membres d’une organisation de travailleurs ou d’employeurs. Ils ont besoin de la liberté requise pour leur épanouissement professionnel et personnel.
Communiqués de presse de la SSE...