05 septembre 2007 | Communiqués de presse
Pendant la période sous revue, les chiffres d'affaires dans le bâtiment et le génie civil se sont accrus de 2% par rapport au trimestre correspondant de 2006. Cependant, la conjoncture est hétérogène: si le bâtiment a augmenté de 6,5 %, le génie civil a reculé de 3,3 %.
Les chiffres d'affaires nominaux du secteur principal de la construction ont avoisiné 4,5 mrd. de francs au deuxième trimestre 2007 (augmentation de 2,0 %, soit env. + 90 mio. de fr. par rapport au trimestre comparable de l'année dernière). Cependant, l'évolution de la conjoncture est fort hétérogène. Le bâtiment, qui affichait déjà un degré élevé d'utilisation de ses capacités au cours des trimestres précédents, a vu ses chiffres d'affaires progresser à nouveau (de 6,5 %, soit 155 mio. de francs). En revanche, ils ont diminué d'env. 70 mio. de francs dans le génie civil (- 3,3 %). L'activité ayant été vive au premier trimestre 2007, les chiffres d'affaires totaux se sont accrus de 6,9 % à 7,9 mrd. de francs en valeur nominale pendant le premier semestre, établissant un nouveau record en comparaison des 15 dernières années.
Les stimulants de cette évolution légèrement positive se sont reflétés avant tout dans le secteur privé au cours du trimestre sous revue. La construction de logements, très dynamique jusqu'ici, montre les premières tendances de saturation. En effet, ses chiffres d'affaires ont stagné par rapport au 2e trimestre 2006 (+ 0,8 %). Totalisant env. 1,5 mrd. de francs d'avril à juin, l'activité a été pour ainsi dire toujours stable depuis 2005. Ceci montre que les limites de capacité sont plus ou moins atteintes dans le bâtiment. Durant le trimestre de référence les entrées de commandes ont légèrement fléchi (- 0,6 %). Les réserves de travail ont diminué de 1,8 % à fin juin 2007, preuve que le zénith est bel et bien atteint dans le secteur du logement. Le recul des permis de construire confirme d'ailleurs ce phénomène.
Les chiffres d'affaires réalisés dans le secteur artisanal et industriel reflètent le climat conjoncturel, dans l'ensemble favorable. Les chiffres d'affaires ont effleuré les 800 mio. de francs d'avril à juin, montant jamais atteint depuis le début des années nonante. Les entrées de commandes se sont accrues de 16,4% au cours du trimestre sous revue, par rapport à avril-juin 2006. La bonne marche des affaires devrait se poursuivre au deuxième semestre.
Les chiffres d'affaires dans le génie civil dépendent pour l'essentiel de quelques grands projets. Ainsi l'assainissement de l'A2 dans les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Argovie a pour une large part influencé les chiffres d'affaires. L'attribution des lots NLFA à Amsteg et Erstfeld y a aussi contribué. Cependant, l'activité a reculé de 3,3 % à 2,0 mrd de fr. dans le génie civil. Cette valeur se situe toutefois encore dans l'ordre de grandeur des chiffres d'affaires réalisés au cours de ces quatre dernières années.
Les tendances sont également hétérogènes dans le génie civil: dans le secteur public, les commandes ont bondi de 32,7% durant le trimestre sous revue, en raison de quelques gros projets. En revanche, elles se sont contractées de 41 % dans le secteur privé. Il en a résulté des nouvelles commandes de + 17,1 % dans le génie civil. Ses réserves de travail se sont accrues de 10,3 %. L'évolution ultérieure s'avérera difficile, car les entrées de commandes sont fortement influencées par quelques grands projets.
Au troisième trimestre, les projets de construction annoncés ont haussé de + 1,7 % et les réserves de travail de 9,3 % au total. On peut ainsi s'attendre à ce que la conjoncture demeure favorable encore pendant quelques mois. Cette dernière ne devrait reculer que l'année prochaine. Mais le dynamisme observé jusqu'ici dans le logement ne persistera plus pendant très longtemps (réserves de travail: - 1,8 %). La situation de rendement est toujours préoccupante. Même si les carnets de commandes sont bien garnis et les capacités pleinement utilisées, cela ne garantit pas encore de revenu suffisant.
A fin juin 2007, le secteur principal de la construction comptait 80'600 collaborateurs (personnel technique et d'économie d'entreprise et sur les chantiers, apprentis). Ceci correspond quasiment au niveau de 2006 à pareille époque. De même, les effectifs en personnel de chantier sont demeurés stables avec 64'850 postes à temps complet (- 0,2 %).
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«Réserves de travail et chiffres d'affaires dans le SPC en mrd. de francs |
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